L'alternance, les camerounais quels que soient leur âge, leur origine ethnique ou sociale, leurs convictions politiques et leur sexe y ont droit. Et point n'est besoin de se cacher derrière l'ostracisme primaire ou les motions de soutien adressés au locataire d'Etoudi pour ne pas voir la réalité: personne ,mais alors aucun camerounais ne voudrait être paria ou exclu. L'exclusion sociale ne saurait réjouir personne dans notre environnement à moins d'être un redoutable cynique. Sinon comment expliquer toutes les initiatives de la première dame et son prix de l'Unesco sur sa bonne volonté en faveur des bonnes causes? Loin de la simple communication humanitaire, la pauvreté est une réalité au Cameroun. Cinquante ans après l'indépendance et deux régimes sans réel progrès, il est impératif de penser à l'alternance pour essayer autre chose. les discours ne résolvent pas tout. Et nous le savons, nous sommes passé avec le Renouveau de la "Rigueur et moralisation" aux "grandes ambitions" sans avoir des résultats probants. Les résultats sont là, les chiffrent parlent d'eux-mêmes, les conditions de vie des ménages se dégradent.
Que certains le déplorent, le décrient ou le redoutent ou pas, l'alternance est indispensable. La rendre adéquate à la nécessite du moment tel devrait être le mot d'ordre des politiques de tout bord. Et chacun en son for intérieur en convient.
Les Camerounais méritent d'être traités avec décence et humanité et cela a un prix. Mais le malheur est que ce problème, qui jouera considérablement sur le devenir, l'avenir des camerounais et du Cameroun est l'objet de surenchères, d'hypocrisie incessantes dans le ghota politique.
L'opposition camerounaise reste pour l'instant incomprise sur le sujet, malgré l'émergence de nouvelles têtes, elle est tout aussi préoccupée à trouver un leader. Mais il n'y a pas une opposition encore moins l'opposition, il existe bien des oppositions. Quant au régime piloté depuis Etoudi, c'est le thème de la paix qui reste agité . La paix et la stabilité piliers de la réussite du régime du renouveau. Tous semblent moisn se préoccuper des aspirations réelles des millions de camerounais qui envoient des signaux forts tous les jours.
Mais l'alternance ça n'est pas la mort des personnes. Les Camerounais ne se livreraient jamais au lynchage encore moins au lâchage des individus car ils ne demandent qu'une chose: l'amélioration de leurs conditions de vie.
Ainsi, la politique paraît-elle, de jour en jour, plus lointaine, parce que trop partisane pour dégager un consensus qui existe bel et bien chez les Camerounais. Ce consensus est bien sûr l'alternance.