Aimé Richard LEKOA. Afrique: Comportement oedipien et fauteuil présidentiel.

De quelles républiques notre chère Afrique est-elle constituée? poser une telle question pourrait paraître absurde et pourtant depuis les indépendances plusieurs pays africains se font appeler république - chose publique- à tort ou à raison, sans toutefois se débarrasser de la tentation dynastique.

La transition héréditaire reste l'apanage de plusieurs pays qui recourent simplement aux urnes pour une ratification pure et simple. Comment ne pas appeler ce type de scrutin vote plébiscite? on dirait alors cette fois que nous nous retrouvons face à des républiques héréditaires. Un Bongo qui succède un autre Bongo, on dirait que nous nous retrouvons dans une situation de chefferie où le droit privé prime sur le droit public, malheureusement non et les exemples sont légion.

Au Togo, nous avons Faure Gnassimbé Eyadéma qui, depuis 2005, poursuit la régence de sont feu père. Après l'assassinat de son père en janvier 2001 Joseph Kabila a pris le pouvoir en République démocratique du Congo où il règne en maître absolu. La machine est en marche et la mode risque de se propager.

Au Sénégal karim Wade ne serait-il en embuscade pour succéder à son père? la succession héréditaire serait en train de se préparer aussi en Egypte, gamal Moubarak ne serait il pas en formation au côté de son père pour lui succéder à la tête du pays? En Lybie la question semble réglée, Kadhafi en maître des lieux et adulé par le peuple ferait passer sans problème son fils Seïf Al- Islam. dans ce régistre la côte d'ivoire n'est pas en reste il y a quelques mois le fils de laurent Gbagbo faisait une sortie politique, se position pour les élections législatives, or l'appetit venant en mangeant il ne serai pas exclu qu'il soit intéressé par la fonction suprême même si Michel Gbagbo annonce "Je souhaite juste être député. Un président par famille et par siècle, c'est suffisant" .Teodorin Nguema Obiang en Guinée équatoriale ne se verrai-il pas lui aussi succéder à son père Obiang lui même bourreau de son oncle Macias?

Quelle leçon tirer de ce mode de transition en Afrique? le Cameroun serait il en reste, Qui de Biya ou du peuple camerounais devrait se méfier du discret Franck Biya, le jeune opérateur économique n'affiche pas son militantisme mais rien ne dit qu'il ne se verrait pas assumer un jour des responsabilités politiques. il y a lieu de se demander si les fils des dirigeants ne manifestent pas le complexe d'½dipe en politique vis -à-vis de leur père?

Loin s'en faut la tendance émerge en Afrique avec ce troisième exemple de fils de président qui s'installe au pouvoir. Si le chemin de la succession reste long pour certaines personnes, il semble très court et bien tracé pour ces fils à papa pour peu qu'ils ne résistent pas à la tentation.
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# Posté le jeudi 03 septembre 2009 11:41

Louis Tobie Mbida: Pas d'élections présidentielles anticipées au Cameroun

S'il est vrai le Cameroun politique de 2009 interpelle tous les camerounais, il est aussi évident que le Cameroun économique et social à venir dépend de l'évolution politique en cours.

L'amélioration des conditions de vie des camerounais est étroitement liée à cette démarche.

Pourtant le Cameroun politique de 2009 semble figé autour de deux interrogations déterminantes à savoir :

1- Les élections présidentielles à venir se dérouleront elles dans la transparence, l'équité et le respect des suffrages exprimés ?

2- Ces élections présidentielles se tiendront elles en 2011 où seront-elles anticipées?

Les camerounais s'interrogent et s'inquiètent. Il est probable que ces interrogations et autres inquiétudes suscitées par l'attitude douteuse du pouvoir, participent de la stratégie de ce même pouvoir visant à créer la diversion et à empêcher la structuration d'une force alternative capable de mettre définitivement en échec un parti politique qui gouverne mal le Cameroun depuis 27 ans . Son propre chef le Président Paul BIYA l'a encore reconnu le 30 juin 2009 en désignant le nouveau gouvernement et en dénonçant l'inertie génératrice des maux politiques, économiques et sociaux dont souffre le Cameroun de 2009 .

Le parti au pouvoir est sans imagination , il est incapable de promouvoir un Cameroun plus juste , plus dynamique , plus prospère , plus solidaire , plus fraternel , plus convivial , plus proche du citoyen et plus moral .

Le parti au pouvoir est sans influence politique véritable : il n'est plus capable de mettre les camerounais en ordre de marche pour impulser le progrès et le développement , il n'est plus capable d'impacter la marche et la démarche vers un Cameroun positif et créatif ayant foi en lui-même et en ses dirigeants .

Ils est nécessaire que tous ceux qui souhaitent voir un projet de société cohérent, structuré , réaliste et réalisable prendre corps au Cameroun s'organisent avec foi et conviction pour barrer la route à l'approximation, à l'amateurisme et à l'inertie dénoncée par la plus haute autorité camerounaise : le Président Paul BIYA le 30 juin 2009 .



La réflexion qui taraude de nombreux esprits au risque de démobiliser plusieurs autres est la suivante : les élections présidentielles seront elles anticipées ?

Cette interrogation n'est pas de la pure rhétorique , encore moins une thèse de sciences juridiques, elle est porte en elle-même les germes de l'orientation de l'action politique à venir dans la Nation Camerounaise .

L'homme politique en sa qualité d'usager du droit et en sa nature de force de proposition génératrice des lois a l'obligation de savoir si au regard de la constitution du Cameroun des élections présidentielles anticipées sont autorisées.



Voici ce que disait le texte constitutionnel du 18 janvier 1996

« Titre II Du Pouvoir Exécutif

Chapitre I Du Président De La République

Art. 5.- (1) Le Président de la République est le Chef de l'Etat. (2) Elu de la Nation tout entière, il incarne l'unité nationale ; Il définit la politique de la nation; Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ; Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, de la permanence et de la continuité de l'Etat, du respect des traités et accords internationaux.

Art. 6.- (1) Le Président de la République est élu au suffrage universel direct, égal et secret, à la majorité des suffrages exprimés. (2) Le Président de la République est élu pour un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois. (3) L'élection a lieu vingt (20) jours au moins et cinquante (50) jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du Président de la République en exercice.(4) En cas de vacance de Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d'empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu vingt (20) jours au moins et quarante (40) au plus après l'ouverture de la vacance. a- l'intérim du Président de la République est exercé de plein droit, jusqu'à l'élection du nouveau Président de la République, par le président du Sénat, et si ce dernier est, à son tour, empêché, par son suppléant, suivant l'ordre de préséance du Sénat. b- Le Président de la République par intérim - le Président du Sénat ou son suppléant - ne peut modifier ni la Constitution, ni la composition du gouvernement. Il ne peut recourir au référendum. Il ne peut être candidat à l'élection organisée pour la Présidence de la République. (5) Les candidats aux fonctions de Président de la République doivent être des citoyens camerounais d'origine, jouir de leurs droits civiques et politique et avoir trente – cinq (35) ans révolus à la date de l'élection. (6) le régime de l'élection à la Présidence de la République est fixé par la loi.

Art. 7.- (1) le Président de la République élu entre en fonction dès sa prestation de serment. (2) Il prête serment devant le peuple camerounais, en présence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour Suprême réunis en séance solennelle. Le serment est reçu par le Président de l'Assemblée Nationale. (3) La formule du serment et les modalités d'application des dispositions des alinéas 1 et 2 ci - dessus sont fixées par la loi. (4) Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec toute autre fonction publique élective ou toute activité professionnelle.

Art. 8.- (1) Le Président de la République représente l'Etat dans tous les actes de la vie publique. (2) Il est le Chef des Forces Armées. (3) Il veille à la sécurité intérieure et extérieure de la République. (4) Il accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. Les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires des puissances étrangères sont accrédités auprès de lui. (5) Le Président de la République promulgue les lois dans les conditions prévues à l'article 31 ci - dessous. (6) Le Président de la République saisit le Conseil constitutionnel dans les conditions déterminées par la Constitution. (7) Il exerce le droit de grâce après avis du Conseil supérieur de la Magistrature. (8) Il exerce le pouvoir réglementaire. (9) Il crée et organise les services publics de l'Etat. (10) Il nomme aux emplois civils et militaires de l'Etat. (11) Il confère les décorations et les distinctions honorifiques de la République. (12) Le Président de la République peut, en cas de nécessité et après consultation du Gouvernement, des bureaux de l'Assemblée Nationale et du Sénat, prononcer dissolution de l'Assemblée Nationale. L'élection d'une nouvelle Assemblée a lieu conformément aux dispositions de l'article 15 alinéa 4 ci - dessous.





Art. 9.- (1) Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l'exigent, proclamer par décret, l'état d'urgence qui lui confère des pouvoirs spéciaux dans les conditions fixées par la loi.

(2) Le Président de la République peut, en cas de péril grave menaçant l'intégrité du territoire, la vie, l'indépendance ou les institutions de la République, proclamer, par décret, l'état d'exception et prendre toutes mesures qu'il juge nécessaires. Il en informe la Nation par voie de message.

Art. 10.- (1) le Président de la République nomme le Premier ministre et, sur proposition de

celui - ci, les autres membres du Gouvernement.

Il fixe leurs attributions ;

Il met fin à leurs fonctions ;

Il préside les conseils ministériels.

(2) Le Président de la République peut déléguer certains de ses pouvoirs au Premier Ministre,

aux autres membres du Gouvernement et à certains hauts responsables de l'administration de

l'Etat, dans le cadre de leurs attributions respectives.

(3) En cas d'empêchement temporaire, le Président de la République charge le Premier ministre ou, en cas d'empêchement de celui - ci un autre membre du Gouvernement, d'assurer certaines de ses fonctions, dans le cadre d'une délégation expresse.' »





















Voici ce que dit le texte constitutionnel modifié le 14 Avril 2008



Article 1er : Les dispositions des articles 6(2) et (4),14(3)a, 15(4),51(1) 53 et 67(6) de la loi n° 96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la Constitution du 02 juin 1972 sont modifiées et complétées ainsi qu'il suit :


« Article 6
(2) (nouveau) : Le Président de la République est élu pour un mandat de sept (7) ans. Il est rééligible.

(4) (nouveau) : En cas de vacance de la Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d'empêchement définitif constaté par le Conseil Constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu vingt (20) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance.
L'intérim du Président de la République est exercé de plein droit, jusqu'à l'élection du nouveau Président de la République, par le Président du Sénat. Et si ce dernier est, à son tour empêché, par son suppléant suivant l'ordre de préséance du Sénat.
Le Président de la République par intérim- le Président du Sénat ou son suppléant- ne peut modifier ni la Constitution, ni la composition du gouvernement. Il ne peut recourir au référendum. Il ne peut être candidat à l'élection organisée pour la présidence de la République. Toutefois, en cas de nécessité liée à l'organisation de l'élection présidentielle, le Président de la République par intérim peut, après consultation du Conseil Constitutionnel, modifier la composition du gouvernement.

Yaoundé, le 14 avril 2008
Le Président de la République,

(é) PAUL BIYA





L'article 6 de la constitution du 18 janvier 1996 modifiée le 14 avril 2008 est précis , il stipule que :

En cas de vacance de la Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d'empêchement définitif constaté par le Conseil Constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu vingt (20) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance.


Voila ce que en qualité d'usagers de la loi nous comprenons : le président Paul BIYA a deux possibilités :

- Soit modifier de nouveau la constitution en son article 6 .

- Soit démissionner.

Concernant une éventuelle modification constitutionnelle d'aucuns affirmeront avec raison que le Parti au Pouvoir et son chef en ont l'habitude et que le mépris qu'ils ont pour les camerounais en général et les partis d'opposition en particulier est tel qu'ils ne reculeront devant aucune objection ou protestation de la part des uns et des autres pour modifier de nouveau la constitution.

Le Cameroun et le Monde ont encore en mémoire les évènements de Février 2008 que certains continuent à qualifier à tort « d'Emeutes de la faim » alors qu'il s'est bel et bien agi de dénoncer la manipulation constitutionnelle intervenue le 14 avril 2008 .

Le Parti au Pouvoir et son chef ont supprimé l'élément suivant :

(3) L'élection a lieu vingt (20) jours au moins et cinquante (50) jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du Président de la République en exercice.

Ils se permettent ainsi de créer la confusion voire un vide juridique exploitable à toutes fins utiles selon les besoins politiques du Parti au pouvoir.



L'article 5 précise que le Président de la république qui est le chef de l'Etat veille au respect de la Constitution.

Au Cameroun , le Président Paul BIYA a en croire le Code BIYA de Monsieur MATTEI serait « légaliste » mais si être « légaliste » signifie modifier à son gré la loi fondamentale et se servir de la supra-structure légale qu'est la constitution à des fins personnelles et partisanes alors il y a abus de pouvoir et flagrant délit d'anti-constitutionalité .



La seconde possibilité permettant de provoquer des élections présidentielles anticipées qui resterait au Président de la République Monsieur Paul BIYA, serait de démissionner et de faire organiser des élections anticipées en application de l'article 6 de la constitution modifiée le 14 avril 2008 qui précise que :

« En cas de vacance de la Présidence de la République pour cause .... de démission ou d'empêchement définitif constaté par le Conseil Constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République doit impérativement avoir lieu vingt (20) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance. »

Le contexte politique du Cameroun de 2009 est tel que le Président Paul BIYA n'aura pas le courage de démissionner, car il sait qu'au sein de son propre Parti politique nombreux sont ceux qui « attendent au rebond » que « la balle du pouvoir » manque le panier et leur tombent dans les bras. Point n'est besoin de sortir de Saint Cyr , de Centrale ou de Polytechnique pour savoir que si Paul BIYA , « même pour rire », osait démissionner en ce moment il ne retrouvera plus son Pouvoir usé et vieux de 27 ans caractérisé par des scandales politico-financiers, par le pourrissement des situations politiques , économiques et sociales graves ainsi que par l'inertie permanente .

Telle est notre analyse en tant qu'usagers du droit .

Cependant l'usager du droit et Président du Parti des Démocrates Camerounais que je suis, souhaite que soit appliquée sur cette question constitutionnelle relative à l'anticipation des élections présidentielles au Cameroun une approche pratiquée par les sciences économiques. En économie on parle d'économie positive et d'économie normative.

« Sachant que l'économie positive est la somme des explications objectives ou scientifiques du fonctionnement de l'économie qui étudie les conséquences économiques d'une décision prise par la société. Cette investigation a deux finalités:

* Satisfaire la curiosité en expliquant pourquoi l'économie fonctionne comme elle le fait
* Offrir une base pour prévoir comment l'économie réagira à des changements de situations

L'économie normative fournit des prescriptions ou recommandations fondées sur des jugements de valeur personnels. En économie normative, on s'interroge sur les valeurs que les individus associent à une décision économique. L'économie positive est factuelle alors que l'économie normative est morale »

Dans le contexte camerounais de 2009 , la question est de savoir si les constitutionalistes Camerounais veulent bien se pencher sur la question et nous dire à quoi il faut s'attendre en nous fournissant « des explications objectives ou scientifiques du fonctionnement » du droit constitutionnel camerounais sur le sujet des élections anticipées sachant que les hommes politiques Camerounais et autres usagers du droit ne peuvent intervenir que sur l'aspect normatif du droit , c'est-à-dire sur sa partie morale et « sur les valeurs associées à cette éventuelle décision » juridique.

Le Cameroun comptent de brillants constitutionalistes nous serions honorés de savoir qu'ils participent à ce débat qui permettra de lever les interrogations des camerounais sur la question de l'anticipation des élections présidentielles. Je me permets d'interpeller ici les éminents constitutionnalistes camerounais à cet effet.

Au Parti des Démocrates Camerounais, au risque de nous tromper, nous pensons que les élections présidentielles ne seront pas anticipées :

- premièrement parce que le chef de l'Etat, à moins de se décrédibiliser pour le « légaliste » qu'il est, ne peut appeler à des élections anticipées sans modifier encore une fois la constitution

- deuxièmement parce qu'il ne prendra jamais le risque politique de démissionner pour permettre l'organisation d'élections anticipées dans le contexte politique de 2009.


Louis Tobie Mbida.

Président du Parti des Démocrates Camerounais ( PDC)
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# Posté le mercredi 02 septembre 2009 09:41

Chronique de la semaine - Les lions et le mondial 2010 : rêve ou réalité

Chaque semaine désormais, je ferai une chronique sur ce site qui pourra être commentée en déposant des messages sur la l'article ou en nous écrivant à l'adresse email : alternativecameroun@yahoo.fr. cette réponse vaut aussi pour Georges Dior qui demande cette adresse email pour pouvoir communiquer directement avec nous.

Un sujet m'intéresse aujourd'hui ce sont les lions indomptables du Cameroun. Avec la nomination du nouveau Coach, nous espéront tous un surtout, une réponse à la hauteur de la réputation de notre équipe nationale, pour venir à bout non seulement du Gabon dans les deux prochaines rencontres, mais aussi de tous les adversaires qu'elle croisera pour le reste de la compétition.
je crois que le Cameroun ira en Afrique du sud, car je ne me résoud pas à imaginer une telle compétition, organisée sur le territoire d'Afrique, sans l'équipe la plus titrée, toutes compétition confondues du continent.
dites nous ce que vous en pensez.

Au delà des querelles, que je serai le ,premier à mener sur l'anesthésiant efficace qu'est le football, qui couve la plaie béante de notre société en proie à la mal gouvernace, et la corruption qui favorise l'enrichissement des uns, et la très redoutable paupérisation des masses, il s'agit, tel est mon avis, de mettre pour une fois ces querelles légitimes de côté, pour souhaiter que nous nous qualifions.

Peut être comme nous l'avons vu, saurions nous alors, que l'amateurisme et la précipitation, avec son corrollaire de favoritisme, de marchandage, de manque de rigueur ne rime pas avec performance dans un monde qui change et qui devient de plus en plus exigeant. Paul le GUEN saura t-il nous administrer cette leçon.

Dans un pays où les vieux, même croulant ne laissent jamais la place aux jeunes, où le renouvellement des élites n'est pas à l'ordre du jour, la mise à la touche d'un Rigobert SONG "éternel" qui n'est pas un désavoeu (mais un regard en face des réalités au vue des performances sur le terrain) dans la mémoire footballistique collective des camerounais, sonne comme un appel à ceux qui confiquent le pouvoir et mettent à la touche des générations des jeunes qui vont à la retraite sans jamais travailler un jour ou eu leur chance dans un pays qui appartient pourtant à tous els citoyens et fils et filles du Cameroun.

Votre avis est intéressant.

Pierre Armand BIKELE
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# Posté le jeudi 20 août 2009 11:25

Modifié le vendredi 21 août 2009 06:49

Leger Ntiga. Analyse : Le discours, loin de l'action chez Paul Biya


Dans un opuscule nouvellement paru, Alain Didier Olinga décrypte le discours du chef de l'Etat sur l'inertie.

Le mot de fin de l'ouvrage (90 pages) d'Alain Didier Olinga, intitulé "Propos sur l'inertie", en plus d'être un v½u formulé par l'auteur, est une exhortation à l'action. Celle de Paul Biya. C'est un appel à la réconciliation de "l'homme du Renouveau" avec sa "profession de foi originelle". D'aucuns parleraient du "Biya originel". Mais avant d'arriver à cette conclusion, l'auteur, qui ouvre son livre par des précisions en guise d'avant-propos sur le prétexte de ce texte subdivisé en six parties, indique qu'il n'est mu que par la contribution à la pensée citoyenne de "notre espace public".
Tout au long de son développement, entre les définitions en fonction des situations et postures précises, et celle donnée par Le Petit Larousse illustré, l'auteur met en contexte l'avènement du vocable de "l'inertie" dans le discours politique au Cameroun. Et s'il cite les messages répétitifs à la nation du président de la République, c'est pour mieux situer son analyse de l'action par rapport au discours politique sur l'inertie chez le chef de l'Etat. Ce prolongement de l'article commis en son temps par l'universitaire dans l'édition du mensuel Patrimoine de février 2006, retient les messages à la nation du 31 décembre 2003, 2005, 2006, et 2007.

Si dans le premier le chef de l'Etat se pose en vigile du mouvement politique qu'il a impulsé, non sans mettre un bémol sur ce qui peut être perçu dans son fonctionnement comme de l'inaction, Paul Biya en parle également par calcul politique, habité qu'il est par une volonté face aux attentes déçues des populations, de s'approprier les oripeaux d'un homme nouveau. Celui devant recharger les batteries lors de la campagne électorale, se donnant ainsi les perspectives d'un nouveau départ à travers un autre slogan politique: "Les grandes ambitions".
Dans le deuxième cas qui résulte du premier, l'inertie apparaît comme une pieuvre. Une hydre. Bref, cet ennemi sans visage contre lequel Paul Biya engage un combat. Et qu'il va progressivement, désormais, démasquer dans son propos du 31 décembre 2005.

En 2006, M. Biya se fait plus précis. Le président de la République s'étonne en effet de vivre le contraste entre le potentiel dont regorge le pays (richesses naturelles et humaines), comparé à l'état réel du Cameroun qui tarde à marquer son décollage économique en raison de... l'inertie. Plus loin dans le même texte, Paul Biya en identifie les causes matérielles du phénomène : vénalité, négligence et incompétence. Le 07 mars 2008, tout en demandant à ses collaborateurs, dans une déclaration au cours du conseil ministériel, la réponse donnée aux revendications légitimes du peuple, le chef de l'Etat a, une fois de plus, dénoncé l'inertie, le laxisme, la poursuite des intérêts personnels et la corruption.

Hystérie
Une approche discursive qui, si elle place l'orateur dans l'autre bord, ne le dédouane pas totalement, tant Alain Didier Olinga démontre que l'inertie est entretenue par un système dont le parti unique est le ferment. Il est vrai que dans son questionnement, l'auteur en arrive au constat que l'inertie n'est pas la "propriété naturelle" des Camerounais. Encore moins un principe de vie ; pas plus que le mode normal de fonctionnement. De ce point de vue, l'inertie, de par son ampleur, semble avoir atteint un état qui la rend résistante au changement. Le discours présidentiel sur le vocable visé, cible la sphère administrative et les dérives de la gouvernance à la dimension de l'Etat.
Une idée qui renforce, chez Alain Didier Olinga, la lecture selon laquelle l'inertie fait partie au moins d'une partie de l'histoire récente du pays. Au point que "le problème n'est donc pas l'inertie en tant que telle, (...) le problème est notre inertie à chacun de nous, notre absence de mouvement ou notre résistance individuelle, sectorielle ou collective au mouvement, notre absence de dynamisme, de pro activité, de prompte réactivité, de rigueur, de professionnalisme, d'ardeur au travail, de capacité d'adaptation à un contexte nouveau ayant des exigences nouvelles, d'humanité à se remettre en cause et à se perfectionner, etc."

Au bout du compte, la contribution intellectuelle d'Alain Didier Olinga arrive sur le marché au moment où la campagne d'assainissement des m½urs publiques au Cameroun est à la croisée des chemins: en ces lendemains de visite présidentielle en France, que le pouvoir brandit comme un trophée de guerre alors que l'hystérie du camp au pouvoir sur l'affaire des biens mal acquis tarde à retomber. Des segments de la vie publique camerounaise étroitement liée à l'acception de l'inertie, dont la lutte exige que le capitaine indique clairement et définitivement la direction.
Un peu comme pour paraphraser Paul Biya, à la tribune du congrès de son parti en 2006. Ce jour-là, le président national du Rdpc indiquaéit que cette formation politique n'était pas un parti conservateur. Alain Didier Olinga ne va pas, pour autant, jusqu'à constater que trois ans plus tard, les organes dirigeants n'ont pas été renouvelés. Surtout que le dernier congrès ordinaire du Rdpc date de... décembre 1996. C'était hier.

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# Posté le vendredi 07 août 2009 05:21

Aimé Richard Lekoa. Un gouvernement d'inertie!

Voilà un gouvernement à un effectif pléthorique, le 33ème en vingt sept ans d'une page historique et politique bien tournée avec Paul Biya. Comme un air du déjà vu, des noms qui reviennent et certains qui en feront bientôt de la fonction ministérielle une profession.

Devrons nous vraiment parler de changement de cap? Certainement pas car ce réajustement apparait sans priorités claires pour la fin du septennat. Paul Biya aurait dû constituer un gouvernement de l'action et non de l'inertie. le monde avance et bouge mais le Cameroun sombre tant socialement qu' économiquement. De plus en plus les camerounais malgré leur résignation se posent des questions sur leur avenir et leur devenir.

Au delà de quelques réajustements, nous notons que la politique reste la même, le chef de l'Etat s'attelant à marteler la poursuite d'une feuille de route tirée de la politique "des grandes ambitions". Malgré les évènements de février 2008 et les nombreuses inquiétudes des camerounais abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs interrogations apparaissent, la ruralité est- elle devenue une priorité nationale?

A deux ans de la fin de ce septennat des "grandes ambitions", si le bout du tunnel ne sera pas visible en 2011 il est peut être temps de se fixer d'autres priorités:

Relancer l'action en opérant rassemblement et cohésion au delà des sensibilités et des générations.

Retrouver ou restaurer l'autorité, la souveraineté et la légitimités perdues.

Enfin associer cet impératif d'action à une obligation de résultat pour redonner la confiance aux camerounais.

On notera que ce gouvernement n'a pas besoin d'état de grâce supplémentaire étant entendu que tous les membres qui le constituent sont du sérail et devraient poursuivre une même politique, celle d'un , comme ils savent si bien le mentionner dans leurs discours.



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# Posté le lundi 06 juillet 2009 05:44