Réajustement du gouvernement camerounais

Gouvernement du 30 juin 2009 au complet

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Yang Philémon

Vice Premier ministres
Vice Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du développement rural : Nkuété Jean
Vice Premier ministre, ministre de la Justice : Amadou Ali

Ministres d'Etat :
Ministre d'Etat, Secrétaire général de la Présidence : Laurent Esso
Ministre d'Etat, ministre des Transports : Bello Bouba Maïgari
Ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation : Marafa Hamidou Yaya

Ministres :
Forêt et faune : Ngollè Ngollè Elvis
Postes et télécommunications : Biyiti bi Essam Jean Pierre
Relations extérieures : Eyebe Ayissi Henri
Santé Publique : Mama Fouda André
Petites et moyennes entreprises, économie sociale et familiale : Etoundi Ngoa Laurent Serge
Finances : Essimi Menye
Affaires sociales : Bakang Mbock Cathérine
Travaux Publics : Messengue Avom Bernard
Emploi et formation professionnelle : Perevet Zacharie
Promotion de la femme et de la famille : Mme Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse
Fonction publique et réforme administrative : Bondé Emmanuel
Travail et sécurité sociale : Nkili Robert
Développement urbain et habitat : Tchatat Clobert
Enseignements secondaires : Bapès Bapès Louis
Enseignement supérieur : Fame Ndongo Jacques
Elevage, pêches et industries animales : Aboubakary Sarki
Communication : Issa Tchiroma Bakary
Energie et eau : Ngako Tomdio Michael
Industries, mines et développement technologique : Ndanga Ndinga Badel
Economie, planification et aménagement du territoire : Motazé Louis Paul
Domaines et affaires foncières : Beleoken Jean Baptiste
Jeunesse : Adoum Garoua
Commerce : Mbarga Atangana Luc Magloire
Culture : Ama Tutu Muna
Tourisme : Baba Amadou
Education de base : Mme Youssouf Adoum née Adidja Alim
Environnement et protection de la nature : Hele Pierre
Sports et éducation physique : Zoah Michel
Recherche scientifique et innovation : Tchuente Madeleine

Ministres délégués :
Défense : Mebe Ngo'o Edgard Alain
Environnement et protection de la nature : Nana Aboubakar Djalloh
Agriculture et développement rural : Mme Ananga Messina née Beyene Clémentine
Administration territoriale et décentralisation : Edou Emmanuel
Relations extérieures : Adoum Gargoum, Dion Ngute Joseph
Contrôle supérieur de l'Etat : Etamé Massoma Siegfried David
Finances : Titti Pierre
Relations avec les Assemblées : Owona Grégoire
Justice : Kamto Maurice
Economie, planification et aménagement du territoire : Yaouba Abdoulaye

Ministres chargés de missions à la Présidence de la République :
Mengot Victor Arrey Nkongho
Atanga Nji Paul
Sadi René
Hamadou Moustapha

Secrétaires d'Etat :
Justice, chargé de l'Administration pénitentiaire : Ngafeeson Emmanuel
Industries, Mines et Développement technologique : Fuh Calistus Gentry
Défense : Bokam Jean Baptiste
Santé publique : Hayatou Alim
Travaux publics : Nyetam Nyetam Hans
Enseignements secondaires : Mounouna Foutsou
Transports : Mefire Oumarou
Forêt et Faune : Matta Joseph Roland
Education de base : Manga Ewolo André

Directeur du Cabinet civil de la Présidence : Belinga Eboutou Martin
Secrétaires généraux adjoints de la Présidence : Tabi Agbor Peter, Fouda Séraphin Magloire
Conseiller spécial à la Présidence de République : Sindjoun Luc
Chargé de missions au Cabinet Civil de la Présidence de la République : Bilé Bidjang Martin

Entrent au gouvernement :
Issa Tchiroma Bakary : ministre de la Communication
Youssouf Adoum née Adidja Alim : ministre de l'Education de base
Ngako Tomdio Michael : ministre de l'Energie et de l'eau
Zoah Michel : ministre des Sports et de l'éducation physique ;
Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse : ministre de la Promotion de la femme et de la famille
Ananga Messina née Beyene Clémentine : ministre délégué auprès du ministre de l'Agriculture
Mounouna Foutsou : secrétaire d'Etat aux Enseignements secondaires

Changent de poste :
Bello Bouba Maïgari, ancien ministre d'Etat en charge des Postes et télécommunications
Biyiti bi Essam Jean Pierre : ancien ministre de la Communication
Beleoken Jean Baptiste : ancien Directeur du Cabinet civil
Mebe Ngo'o Edgard Alain : ancien Délégué général à la Sûreté nationale

Quittent le gouvernement :
Zé Meka Rémy : ancien ministre délégué en charge de la Défense
Anong Adibimé Pascal : ancien ministre des Domaines et des affaires foncières
Edjoa Augustin : ancien ministre des Sports et de l'éducation physique
Mbomback Suzanne : Ancien ministre de la promotion de la femme et de la famille
Haman Adama : ancien ministre de l'Education de base
Sindeu Jean Bernard : ancien ministre de l'Energie et de l'eau
Gounoko Haounaye : ancien ministre des Transports
Abena Cathérine : ancien secrétaire d'Etat aux Enseignements secondaires
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 11:56

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 10:01

Aimé Richard Lekoa. Michael Jackson n'est plus!

La nouvelle est tombée cette nuit, le génie de la pop n'est plus . l'un des meilleurs créateurs de l'histoire de la musique des 30 dernières années a été foudroyé par une crise cardiaque. Toute l'Amérique ainsi que de nombreux fans dans le monde sont sous le choc depuis l'annonce de la triste nouvelle. Pour tout son talent il est peur être tant de lui accorder des hommages plus que festifs ce dont il n'a pas eu droit ces dernières années jalonnées par ses déboires judiciaires.
Michael Jackson c'est une discographie riche et c'est aussi toute une industrie illustrée par Thriller l'album le plus vendu au monde avec 100 millions d'albums vendus au monde de quoi rendre jaloux les stars de notre temps en devant faire face à la piraterie et au téléchargement parfois illégal.

Le roi est mort, vive le roi, L'homme est mort mais son art lui, continuera de traverser souterrainement de part en part le monde et des générations.
Paix à son âme.
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 04:01

Aimé Richard LEKOA, Le Gabon, La Cemac et la Françafrique en deuil

Le cafouillis sur le sort d'Omar Bongo est fini hier par le démenti du démenti du gouvernement gabonais. Le décès en catalogne a été confirmé en fin d'après-midi.

La mort ça n'est donc pas que l'affaire des autres. Le petit moustachu de Lewai au sud est du Gabon s'en est allé à 73 ans, lui qui avait pourtant déclaré il y a presque dix ans: "A tous ceux qui me déclarent mort ou qui le souhaitent, je serai le premier à deposer une gerbe de fleurs sur leur tombe." le président gabonais cette fois n'a pas résisté à la maladie trois mois après la dispararition de sa jeune épouse. ces derniers temps malgré le courage et la volonté de s'éterniser au pouvoir OB apparaisait fragile fatigué même si en homme de la forêt il cherchait à le dissimuler.

Omar Bongo est plus connu par son record de longévité au pouvoir, 41 ans, malgré la restauration du multipartisme dans son pays en 1990. ces derniers temps il a déferlé la chronique par ses déboires judiciaires venus de France. Mais l'homme rassurait son peuple autour des concepts de paix, de stabilité et se faisant passer pour la victime face à l'acharnement médiatique venu de la france et d'ailleurs. Le président gabonais en bon père de famille a toujours su géré les soulèvements et les agitations de la classe sociale .

Bongo a su écrire son histoire et celle du Gabon au propre comme au figuré. en 41 ans de pouvoir, sa conception de la politique n'a jamais été acceptée par son peuple.

A son actif on lui accorde la gestion de plusieurs conflits en Afrique ce qui lui a valu par ses supporters le talent de grand médiateur, d'intermédiaire voire de sage de ce contient en proie à des guerres. sur un autre plan on lui impute de nombreux coups bas dans la sous région et son implication dans la déstabilisation de certains pays voisins. ses relations avec le cameroun après le coup d'Etat manqué du 6 Avril 1984 en est une illustration, tout comme la suspicion de son homologue equato guinéen accusant d'héberger les opposants au régime de Bata. Toujours à son actif le de nombreux crashs d'avions à la suite desquels des personnalités politiques africaines seraient partis du gabon. D'autres foyers de tensions comme au Tchad, en RCA et au Congo ont eu aussi son empreinte à en croire les principaux protagonistes. Tous ces éléments pourraient faire de Bongo un sage à la sagesse controversée.

L'autre enseignement de ce decès serait la longévité et l'usure du pouvoir - Houphouet Boigny, Lassana Conté, Eyadema, Mobutu - qui n'ont pas toujours eu de fin heureuse pour les individus eux mêmes et encore moins pour les peuples. A titre d'illustration les instabilités observées au Togo, en Guinée, en Cote d'Ivoirevoire et en RDC, la preuve que l'injustice au désordre, la méthode peut payer pour un moment mais pas pour toujours. Aux attributs de maintien , de conservation, de conquête de pouvoir ces derniers auraient oublier la prévention, la prévision.

Bongo assurant son maintien au pouvoir aurait sacrifié l'économie gabonaise. Lui qui dira aux français " Faites moi de la bonne économie je vous ferai de la bonne politique". on pourrait comprendre pourquoi aujourd'hui les hommages fusent de toute part en faisant de lui comme l'indiquait hier le président Français un ami fidèle de la France.

Le président gabonais est mort, une page de l'histoire se tourne tout en espérant que celle du gabon rete ouverte.
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# Posté le mardi 09 juin 2009 08:28

Compte rendu journée d'échanges du 15 Mai à Lyon

Dans le cadre du lancement officiel de ses activités ALTCAM – Alternative Cameroun a organisé une journée d'échanges et de réflexion sur le thème : Alternative et Responsabilité politique au Cameroun : Diaspora et développement.

C'est à cette question essentielle que la journée organisée à l'aube de la 27ème fête nationale de l'unité du Cameroun qu'ALTCAM a voulu répondre en réunissant autour d'Aimé Richard LEKOA des universitaires émérites, notamment Kisito OWONA enseignant philosophe et Jacques Philippe Mani spécialiste en éducation. Ont répondu à cette manifestation, des décideurs politiques français et africains ainsi qu'un auditoire avisé, curieux et intéressé par la thématique et l'objet de l'événement.

La journée a commencé par la projection d'un documentaire au titre révélateur : « l'Afrique à l'heure des images ». Une réalisation de Paulin Tadadjeu une compilation des idées reçues sur l'Afrique développées dans le cinéma occidental.

Dans son introduction Aimé Richard Lekoa, président d'Alternative Cameroun, a fixé à la journée d'échanges un double objectif.
Il s'agit d'une part d'approfondir une réflexion commune sur la nécessité de la mise en place d'une plate forme de débats et de réflexions sur le Cameroun. Assumant la réalité d'une difficulté à fédérer les camerounais autour d'un même projet de développement et soucieux de réaliser son dessein, Alternative Cameroun s'assigne la mission d'inventer de nouveaux instruments d'analyses et de discours.
Le second objectif n'est pas moins important puisqu'il vise à pérenniser le mouvement en cours.
La journée d'échanges de Lyon se veut un pilier des rencontres que le club entend consolider et pérenniser.
Le président d'Altcam a appelé de ses v½ux la constitution à une grande échelle, d'un réseau de femmes et d'hommes porteurs de projets s'inscrivant dans la recherche d'alternative, de responsabilité et de progrès pour le bien du Cameroun.

Deux exposés étaient présentés pour montrer les enjeux d'une Diaspora pensante et agissante afin de compléter les indications du club de réflexions et d'analyse et de propositions.

Près d'une heure durant, les deux intervenants ont présenté tour à tour une philosophie du développement pour le Cameroun en mettant en évidence l'apport certain de la diaspora et ce qui pourrait être ses implications nobles dans la quête d'un cadre social et économique commun.
Faisant l'économie des propositions qui font l'objet d'un travail cloisonné et à ce jour circonscrit par thème avant que l'ensemble du projet puisse montrer sa cohérence globale.
Alternative Cameroun se doit de se soumettre à des exigences des exigences fortes.

Obéir à des exigences stratégiques et humanistes.
- sur l'ordre stratégique : l'évolution du monde se caractérise aujourd'hui par la mise en commun des efforts individuels, par les regroupements nationaux et supranationaux, par l'organisation des réseaux. L'absence d'une représentation des camerounais à certaines instances est inadmissible et constitue un préjudice pour le pays et notre communauté dans les pays qui nous accueillent.
- Sur l'ordre humaniste : la solidarité africaine qui a tant été vanté risque de devenir un concept fantasmatique si rien n'est fait pour resserrer les liens qui nous unissent. Car, nous ne pouvons pas décrier une situation et rester inactifs comme si les choses allaient changer seules, comme si cela était l'affaire des autres.


Sur le plan politique, la gestion de la cité, des biens et des personnes à ce jour montre ses limites, de fait, plus de démission face à l'inertie de notre gouvernement

Il nous faut donc participer activement à la gestion de la chose publique et il est plus qu'impératif de développer tant que faire se peut une bonne capacité d'organisation. L'absence d'associations à caractère socio professionnelle, le développement des relations superficielles, la rétention de l'information par certains limitent la mise en place d'une véritable structure fédérative. Le repli identitaire, une extrême suffisance et un égo démesuré en sont les principales causes.
D'autre part il nous faudrait multiplier des actions concrètes. Car certaines associations sont parfois surréalistes et desservent notre cause. Elles deviennent plutôt un obstacle à une fédération pouvant déboucher sur des projets communs. Il nous faut pour ce faire une diaspora dynamique et mobilisée.
En outre, il faut replacer la responsabilité au c½ur de l'action politique. On parle de « responsables politiques ». Pour l'heure, on voit plutôt au pouvoir des « irresponsables politiquement ». La responsabilité politique, incite à formuler des propositions politiques cohérentes. Elle donne au dirigeant le goût de l'effort. Elle l'oriente vers la mesure. Elle le rend libre, en fait. Car un responsable politique, doit connaître et assumer le lien de confiance qui l'unit à son peuple, lequel se sentirait réellement représenté par lui.

Sur le plan économique : il importe de noter les apports de la diaspora :
- Les camerounais de la diaspora sont des acteurs importants pour le développement du Cameroun et doivent être perçus comme tels.
- Ils interviennent directement et implicitement dans l'économie au travers de leurs transferts et investissements
- Ils constituent un groupe de lobbying pouvant faciliter des partenariats économiques
- Ils peuvent éclairer les compatriotes sur les dysfonctionnements conjoncturels et structurels des systèmes mis en place depuis l'indépendance de notre pays.
- Ils peuvent proposer un plan de solidarité qui rompt avec l'égoïsme en construisant ensemble un cadre de vie solidaire pour endiguer la fracture sociale qui gangrène notre pays.
Des échanges entre les intervenants et le public ont été fructueux. Des questions et des remarques ont fusé de la salle dégageant plusieurs points saillants, sur lesquels des nouvelles journées à thèmes seront organisées pour les aborder afin de proposer à notre pays un cadre de solutions.

Lors de cette journée, nous avons noté, sans surprise, le scepticisme de certains de nos compatriotes quant à la crédibilité et la légitimité de notre projet. En toute démocratie et ouverture d'esprit, nous avions été amenés à nous expliquer et à expliquer notre démarche et notre projet pour le Cameroun. Nonobstant notre souci de la transparence et notre volonté de lever toute équivoque, un jugement sévère a été porté sur le fonctionnement de notre organisation et des autres structures parlant au nom des camerounais.
Des échanges entre les intervenants et des questions ou remarques de la salle se dégagent plusieurs points saillants.
Le diagnostic est connu et les résultats prévisibles. Néanmoins c'est tout le mérite d'Alternative Cameroun de replacer ce constat actuel au goût du jour et de relancer son initiative.

Ensuite, les intervenants ont interpelé les organisateurs sur la nécessité de diversifier les intervenants afin que toutes les couches sociales de la diaspora soient représentées afin que tout le monde y trouve son compte et ne pas faire d'Alternative Cameroun le lieu de rencontres privilégié des seuls intellectuels et érudits.

Si nous notons la nécessité de mettre en place une structure de réflexions et d'échanges et de propositions, il reste à souligner les différences de tonalité sans doute, mais non de fond.


S'il n'est pas facile de trouver la voix (voie) juste face à un débat où se mêlent tant de paramètres il n'en demeure pas moins de veiller à conserver toujours un ton ouvert. Mettre le dialogue au c½ur de notre action nous aiderait sans doute à mieux comprendre, mieux aider, pour admettre exceptionnellement la primauté de notre idéal de progrès pour le Cameroun et passer enfin d'un mode de traitement mécanique à une dimension plus raisonnable.
C'est peut être là le défi de notre temps et d'Alternative Cameroun.



AIME RICHARD LEKOA
Président D'Alternative Cameroun
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# Posté le jeudi 21 mai 2009 05:34

Entretien accordé à INDRID ALICE NGOUNOU, JOURNAL DU CAMEROUN

Cameroun: Aimé Richard Lekoa, journaliste militant
Par Ingrid Alice NGOUNOU - 14/05/2009
Le président d'Alternative Cameroun s'est confié à votre journal


© Journalducameroun.com
Aimé Richard Lekoa

Vous êtes Journaliste camerounais installé en France. Racontez nous votre parcours.

Aimé Richard Lekoa est né il y a une trentaine d'années à Zoatoubsi dans l'arrondissement d'Obala, d'une famille Esselé et d'un père cousin du tout premier, premier ministre camerounais André Marie Mbida.Après des études primaires et secondaires à Efok et au Lycée d'Obala j'ai décidé d'inscrire l'épisode gabonais dans ma formation intellectuelle à l'Université Omar Bongo. Aujourd'hui Après des masters de sociologie et de philosophie obtenus à l'Université Pierre Mendes France de Grenoble je me suis inscrit à L'ISPEF (Institut des sciences et pratiques de l'éducation et de la formation) de Lyon 2 en vue de la rédaction d'une thèse de Doctorat. Par ailleurs, j'ai suivi à distance des cours et obtenu un diplôme de journalisme. J'ai respectivement travaillé sur la pensée politique de Machiavel et sur l'immigration, la prostitution et la cyber prostitution des femmes camerounaises en région lyonnaise. Je suis installé à Lyon depuis 2002 où en marge de mes activités académiques et universitaires j'exerce comme journaliste indépendant en collaboration avec de nombreux organes de presse. Je suis à ce jour président d'Alternative Cameroun et membre actif de plusieurs autres associations poursuivant des buts aussi variés que le sport, l'éducation et la santé en direction du développement de notre pays.

Parlez nous D'ALTERNATIVE CAMEROUN - ALTCAM, la plateforme que vous animez.

Alternative Cameroun est un club indépendant de débats, d'analyses et de propositions sur le Cameroun. Comme il est indiqué c'est voir le Cameroun autrement tel qu'il se présente à ce jour, nous croyons qu'un autre Cameroun est possible, et nous en sommes convaincus. L'idée a germé à la suite des innombrables discussions que des amis et moi-même avions à chacune de nos rencontres dans des cadres informels. A chacune de nos rencontres revenait sur le tapis la sempiternelle question de la gouvernance de notre pays et chacun y apportait son regard incisif. Or, pas besoin de dessin pour se rendre compte qu'il existe une ségrégation politique, économique et sociale au Cameroun. Il existe un fossé entre ceux qui connaissent la promotion sociale et ceux qui la poursuivent ALTCAM est donc ce lieu d'échange interactif fort entre tous les camerounais sans censure jusqu'à la limite de la loi. Chacun devra s'emparer du sujet qui le préoccupe et le soumette au grand public. Des réunions publiques, des conférences, des journées d'échanges sont des moments de travail collectif et de rencontre avec le grand public. Face à tout cela, nous pensons courageusement que notre génération a une expérience à faire valoir ; elle a désormais son propre vécu, sa part de vérité. Et surtout, elle peut porter une méthode nouvelle. C'est à cette méthode que la plate forme veut réfléchir avec tous ceux qui pensent que la politique ne devrait plus se faire comme elle se faisait depuis presque 50 ans. Au c½ur de cette démarche de réflexion commune, j'ai souhaité placer le mot Cameroun Parce que je suis convaincu que la question essentielle, c'est celle de notre identité, notre histoire dans un esprit de dialogue.
L'objectif de ce club, c'est donc d'être un vrai Creuset politique. Une boîte à idées, pour éclairer l'action politique, pour réfléchir ensemble aux débats sur notre régime, et imaginer à quoi pourrait ressembler le Cameroun dans 10 ou 20 ans. Pour se faire ALTCAM se veut une plate forme capable de ramener la politique à la noblesse de la bataille des idées, des projets de société et de gouvernance dans un ordre juste. Avec un an d'existence légale à Lyon, Alternative Cameroun est bien structurée et constituée d'un bureau directeur. Partie de deux membres fondateurs s'agrandit et compte à ce jour plusieurs membres, signe que l'objet de notre action suscite de l'écho et de l'adhésion auprès des camerounais. Je voudrai d'ailleurs ici lancer un appel à tous les sceptiques de nous rejoindre afin qu'ensemble nous réfléchissions sur l'avenir de notre pays et sortir de la léthargie actuelle. Le club est doté d'un espace de communication en ligne accessible à tous : www.altcam.skyblog.com. Un site internet est aussi en cours de réalisation.
A titre indicatif ALTCAM lance officiellement ses activités à Lyon le 15 Mai 2009 lors d'une journée d'échanges ponctuée sur le thème : Alternative, responsabilité et diaspora camerounaise. Des experts et des spécialistes animeront les débats.


Avez- vous des rapports avec les autres journalistes camerounais vivant en France?


Me demander si j'ai des rapports avec des autres journalistes camerounais vivant en France je dirai d'emblée Oui. Maintenant si vous me demandez quelle est la nature de ces relations, je pense que là réside tout le problème. Et c'est d'ailleurs dans ce sens que nous voulons ½uvrer au sein d'Alternative Cameroun, il nous faut des vraies structures fédératives, évacuer l'état de méfiance, de suspicion, de soupçon qui anime les uns vis-à-vis des autres. Je trouve absurde que nous voyions en l'autre un potentiel rival ou ennemi en retenant l'information qui pourrait lui être utile. Il faudrait peut être assainir nos relations et ne considérer comme ennemi commun que la réussite sociale. Pourquoi ne pas développer l'idée d'une union des travailleurs de la communication et de l'information ?



Vous êtes inscrit en thèse à Lyon lumière. Votre sujet dont l'intitulé est "Syndicalisme enseignant, éducation et politique au Cameroun de la période post-coloniale à nos jours. Du processus de professionnalisation des enseignants camerounais" a-t-il un rapport avec votre personnalité et vos combats. Quand on sait que le syndicalisme rime avec revendication.

Le syndicalisme rime avec revendication certainement, mais une étude sur le syndicalisme au Cameroun ne saurait se réduire à visiter les stratégies révolutionnaires. C'est une démarche scientifique, une tentative qui nous permettrait de comprendre l'une des multiples missions que se donnent aujourd'hui ces organisations à savoir la formation des membres, l'occasion aussi d'analyser l'émergence d'une société civile au Cameroun et surtout de saisir quels sont ses perspectives et ses défis actuels voire futurs. J'ai pris le cas du syndicalisme enseignant car je reste convaincu que l'éducation est la pierre angulaire du devenir de nos jeunes Etats. Or, quelle est la place qu'occupe l'enseignant au Cameroun par rapport aux travailleurs des autres secteurs et administrations, surtout aujourd'hui où il est accusé de privilégier griotisme et ventriotisme? Sans vouloir justifier leur choix le système les a réduits à la mendicité au point où certains se retrouvent à privilégier le professionnalisme au carriérisme primaire. Surtout quand ils comparent leur situation sociale et matérielle à celle de leurs collègues des autres administrations de la fonction publique et du même échelon. On est arrivé à se demander si le métier d'enseignant n'était pas le dernier de la chaîne des professions et pourtant sans enseignant il n'y a point de métier dans une société. Maintenant vous me demandez si ce choix a un rapport avec ma personnalité, sans doute car chaque chercheur se laisse guider par ses convictions, mais aussi par les réalités phénoménologiques ou sociales telles quelles s'imposent à lui. Dans ce cadre là, je n'ai donc pas de combat, mais je m'efforce de saisir un phénomène et de proposer un sens qui puisse servir les intérêts de tout camerounais qui s'intéresse à la construction de nos institutions et surtout à la place qui est laissée à l'individu à travers des organisations de la société civile.

Vous avez donc un regard d'observateur sur ce que le Cameroun vit sur le plan politique et social
?

Me considérer comme un observateur serait admettre l'aberration selon laquelle le camerounais de la diaspora n'a pas son mot à dire sur ce qui se passe au Cameroun. Cela est bien une erreur, car par le phénomène du merveilleux j'oscille entre la France la journée et le Cameroun la nuit. Je pense que jusqu'ici je suis un citoyen engagé qui a droit au chapitre et qui contribue patriotiquement à l'analyse de la situation sociale et politique de son pays. Je pense d'ailleurs que notre diaspora riche, hétéroclite peut aussi être un bon levier de développement pour le Cameroun. Plus qu'un observateur je m'implique activement et sans activisme sur la construction d'une vision future du Cameroun. Je me dois donc de rester collé à l'actualité et tant mieux je me donne les moyens en tout cas je l'espère pour réaliser ce dessein.


© Journalducameroun.com
Aimé Richard Lekoa

Une question au doctorant que vous êtes: y a t il des intellectuels au Cameroun?


C'est toujours un lieu commun que de penser qu'il n'y a pas d'intellectuels au Cameroun, je crois que c'est un faux débat. Certes avons-nous beaucoup de diplômés, cependant si la non présence communicationnelle, médiatique de nos hommes de sciences lors des questions d'actualité brulante suffisait pour penser que nous n'avons pas d'intellectuels, alors là je donnerais raison à ceux qui le pensent. Maintenant quelle est la place qui est réservée à nos hommes de science, quel traitement social leur est il réservé ? L'intellectuel camerounais est il encore cet érudit de l'allégorie de la caverne platonicienne dans un monde où l'ambition et le goût du gain ont travesti l'activité intellectuelle ? Cet intellectuel est il aussi parfois écouté ou du moins consulté ? Il faut déjà sortir de ce schéma désuet qui accorde plus d'importance et de crédit à une expertise venant d'ailleurs plutôt qu'à celle d'un camerounais, commencer par reconnaître leur mérite serait un premier pas pour davantage les stimuler.
D'autre part on ne peut manquer de faire le distinguo entre instruction et esprit de jugement. Or, l'instruction ne supplée pas toujours au défaut de jugement surtout si on fait de ses connaissances un usage scolaire et scolastique.

Quel type de musique aimez-vous?

En bon Bantou, j'adore le Bikutsi, les anciens Makossa et bien évidemment les slows

Que lisez-vous en ce moment comme livre?

J'ai comme auteurs de chevet Machiavel, pour ses idées politiques et Check Hamidou Kane l'aventure ambiguë que je ne quitte pas car j'estime que nous sommes toujours à la quête de notre identité (politique, culturelle...) identité tout court.

Si on veut vous faire plaisir, on vous sert quoi à manger ?

Sans hésitation un bon Zôm, en Eton môm me ferait plaisir j'adore.
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# Posté le samedi 16 mai 2009 04:42