lisez ce commentaire sur l'article de Richard LEKOA sur "OBAMA et après l'émotion collective""

Mbom tout dabord bravo pour l initiative car elle ne peut qu etre qu appréciée et encouragée.
En réalité j ai découvert le blog grace a cyberpresse sur cameroonvoice .
De fait j ai décidé de me preter au jeu et de donner moi aussi mon avis pour le bon fonctionnement du site:
par rapport au thème de l article étant élève a sciences po paris j ai été sollicité par fr 3
sur le sujet aux cotés de collègues latino americains sur les perspectives qu ouvraient cette élection.
En bref je dois dire que nous en tant qu Africains devons a mon sens célébrer la symbolique de cette élection
comme un fait "historiqueé en soi pour ce qu il consacre l'élection d'un "non blanc" a la magistrature supreme la plus convoitée
au monde . Neanmoins si je partage tes opinions sur le fait que cette élection a suscité des attentes incommensurable qu elle ne saura combler(particulièrement pour les non americains) compte tenu du caractere "isolationniste" du candidat OBAMA ,
je dois dire cependant que pour nous Africains (puisque c est celà le sujet) cette élection doit etre la preuve non pas que
1) quand on veut on peut coe certains l ont laissé entendre : ce qui serait profondément faux , injuste et insultant pour tous ceux qui rencontrent des difficultés quotidiennes nettement plus atroces que le récit de vie de B.OBAMA. ...mais en réalité
cette élection peut nous libérer des a priori coloniaux trop frequents dans nos sociétés xselon lesquels le "noir" ne serait pas capable d realiser une action historique . Plus important et sans doute plus concret , l engouement soulevé par la campagne de cet hoe a sans contestation mobilisé plus d africains que les élections nationales ne le font respectivement ; c'est donc dire que nos peu^ples ont des attentes qu elles ont cristallisé en la figure de BARACK ...il serait donc bon de parier que l election d un tl homme dont chaque africain semble connaitre la biografie mediatique et admirer l honneteté le courage etc...
bref que les africains lassés de dirigeants peu conformes aux modèles auxquels ils aspirent transposent les exigences qu ont eu les électeurs d obama a leur scène locale : autrement dit les gens ont tellement apprécié ce Barack , qu ils auraient aimé l avoir comme president qu cameroun sans meme trop le connaitre et de fait ne pouvant pas l elire puisqu il n ya qu un Barack ,
vont élever les attentes qu ils ont vis avis d un BIYA par exemple .
Nous le aurons du reste en 2011 .
je terminerais par un humour noir en disant que cette élection est autrement symbolique en ce qu elle consacre la 1ère élection démocratique d'un homme noir a une magistrature supreme
(car meme en Afrique ce n eut jamais lieu sous des démocraties vu qu il n 'y en a pas)
Cordialement

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# Posté le jeudi 12 février 2009 06:15

A mon Ami Auguste Abouem

Bonjour le grand auguste,

on vit une époque difficile, mais peut être avons nous aussi le privilège d'être à ce moment, car tu sais, ce sont les époques difficiles qui génèrent les grands hommes. Obama en rempportant l'élection aux USA marque là un symbole qui restera même pour les générations futures un tournant majeur, le noir ne sera plus condidéré comme quelqu'un qui ne peut pas. Sarkozy, c'est autre chose, c'est quelqu'un qui regardait vers le capitalisme, il voulait débarrasser la France des conservatismes qui protégeaient cette dernière contre l'ultralibéralisme à la sauce américaine ou britanique. Mais avec la crise financière et bientôt, déjà économique, il est en train d'opérer une rupture dans la "rupture". Mais la vraie question Auguste est la suivante: est ce que les changements qu'il faut vont s'opérer en Afrique, la possible grande gagnante de ce cirque est l'Afrique, si elle accomplie les mutations qu'il faut. lutte contre la coruption, plus de transparance et de démocratie, plus de partage équitable des richesses, accentuation d'une formation tournée vers les aspects pratiques pour sortir nos sociétés de la dépendance technologique et alimentaire, voilà autant de choses que si on les faits, le monde nouveau ce sera l'Afrique.



Pierre Armand



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# Posté le jeudi 12 février 2009 06:12

AIME RICHARD LEKOA: BARACK OBAMA ET APRES L EMOTION COLLECTIVE ?



Devant deux millions de personnes, mardi 20 janvier 2009, Barack Hussein Obama est devenu après avoir prêté serment le 44e président des Etats-Unis d'Amérique. Une prestation de serment qui a aussitôt été suivie par un discours d'investiture resté dans le sillage de son argumentaire de campagne électorale.

L'ampleur de la cérémonie a été somme toute à l'image de ce que l'on attendait du nouvel homme fort du monde. Avec beaucoup d'espoir placé en lui, Barack Obama est attendu plutôt dans sa volonté et sa capacité à résoudre les problèmes économiques des USA. Que nul ne se trompe donc, l'espoir placé en lui ne réside pas dans la couleur de sa peau. Certes l'être humain a besoin des repères, des représentations voire des symboles, cependant le fait que le président américain soit noir ne viendrait pas balayer d'un trait les maux qui minent sa communauté raciale. Certains me diront que son accession à la maison blanche est une illustration de la concomitance historico- socio politique. Une telle assertion ne trouverait sa validité que si les noirs du monde prenaient leurs responsabilités. Le ton de sa politique a d'ailleurs été donné dans ce discours d'investiture dans lequel il en appelle à la responsabilité. "Ce que l'on attend de nous, maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité," a-t-il martelé.

Par ailleurs si Obama surfe sur l'émotion collective et la ferveur populaire serait il pour autant le nouveau Roosevelt ? D'abord sortir son pays et la planète d'une crise économique aussi effrayante que la grande dépression de 1933. Le nouveau président compte sur son plan de relance intégrant pragmatisme et ambition. Si la crise financière est derrière nous, la crise économique elle reste indicatrice des secousses prochaines dans le monde. On ne note à ce jour aucun décrochage financier dans un contexte où les banques sont bancales, de plus une consommation qui stagne. Il est aussi important de penser à éradiquer le laisser faire longtemps entretenu par plus d'un individu. L'objectif étant en revanche de se recaler sur l'essentiel mettant en place des politiques et des économies qui se réorientent vers le mieux être plutôt que vers le plus avoir. S'il est une réalité indéniable c'est que Obama a promis l'amélioration de la vie des Américains face une idéologie libérale, mais s'il faut aussi reconnaître qu'il ne pourra jouer qu'un rôle d'amortisseur en admettant aussi qu'en économie l'homme providentiel n'existe.

D'autre part, si Obama semble rétablir la marque USA incarnant l'hégémonisme et le respect, il faut reconnaître que sous Bush le drapeau américain a symbolisé l'injustice dans le monde. Si l'Amérique reste sûre de sa force, elle découvre en même temps ses faiblesses. Il faut un consensus en matière de politique étrangère. Un discours résumé par sa secrétaire d'Etat à la défense Hilary Clinton « L'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes pressants du monde, et le monde ne peut les résoudre sans l'Amérique. » ce discours résume en gros l'orientation que donnera l'administration Obama à sa politique. Mieux vaut le comprendre aujourd'hui pour éviter que l'obamania ne s'achève sur une gueule de bois.
Dans cet esprit d'alternance acceptée par les américains et le monde nous ne pouvons que lancer un appel à la responsabilité individuelle et collective pour remettre sur les rails les hommes vers la prospérité.


# Posté le mercredi 21 janvier 2009 06:25

Aimé Richard LEKOA: Chantal Biya ou l'ambiguïté d'une fonction officielle.

Plus qu'un concept, l'appellation première dame s'est imposée dans les discours contemporains avec allégresse. La première dame n'est avant tout que la compagne officielle du chef de l'Etat. Jusqu'ici on n'y voit aucun problème.
Au Cameroun, au delà de son statut social et conjugal être première dame confère-t-il de fait une fonction officielle ? Admettons qu'être femme de chef d'Etat donne de l'influence, mais delà à lui confier une certaine outrecuidance peut paraître problématique. S'il faut reconnaître une place au protocole institutionnel en pratique à la première dame aucun texte légal en revanche ne lui reconnaît une fonction officielle.

Chantal Biya est une première dame très active et très présente sur la scène médiatique et sociale au Cameroun. Inconnue jusqu'en 1994 avant son union avec le président de la république, Vigouroux de son nom de jeune fille semble avoir bousculé le statut de la première dame camerounaise. Au style discret, et déterminant de Jeanne Irène s'opposent le sensationnalisme et l'impertinence de Chantal Biya. Le tournant fut marqué par la mutation de ce qui était la fondation Jeanne Irène Biya en Fondation Chantal du même nom. Non sans poursuivre l'½uvre de celle qui accompagna son époux pendant de longues années, cet acte aura été interprété comme une volonté de ranger dans les calandres grecques le nom de la fille d'Akonolinga. De l'hôpital au Cerac en passant par les « Coccinelles » et les sommets des premières dames on peut noter l'hyperactivité de la première dame qui contraste avec l'inertie de son époux. Une forte présence qui sera sans doute récompensée au mois de Novembre 2008 par l'attribution du prix d'ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco. Mais Chantal Biya ne va-t-elle pas loin avec son outrecuidance ?
Ne soyons pas naïfs au risque de tomber dans une myopie. Que la première dame aille à l'hôtel de ville de Yaoundé, au Cerac, à la fondation qui porte son nom pour l'arbre de Noël, cela ne pose aucun problème. En revanche que l'on tombe dans le patronage voilà qui peut s'avérer gênant. Lors de tous ces multiples déplacements la ville reste paralysée des heures durant entraînant au passage un vif ralenti des activités économiques de nombreux contribuables. Une situation qui se traduit dans les faits par un manque à gagner important pour ceux qui attendent le mois de décembre pour réaliser leur meilleur chiffre d'affaires. Au-delà un déploiement impressionnant des services de sécurité. Plus loin de façon anecdotique, pendant ce même mois dame Biya aurait perdu un membre de sa famille ce qui entraîna les perturbations de circulation pour cause de mise en bière de la dépouille à l'hôpital général un après midi durant. Etrange paradoxe pour une femme dite de c½ur, qui, au frais du contribuable camerounais sans scrupule ni compte, réalise certaines de ses activités familiales et ludiques.
La prépondérance médiatique de Chantal Biya au Cameroun ne peut laisser personne indifférent. Un détour par le site officiel de la présidence de la république du Cameroun illustrerait bien ce propos. Le nombre de photos de ses activités qu'on y retrouve ferait sans doute concurrence avec la place accordée aux activités du président de la république à la grande insatisfaction de l'internaute qui s'attend à un meilleur contenu que celui qui lui est proposé. Sur les huit photos que l'on retrouve en page d'accueil on en compte autant de la première dame. Le même équilibre se dégage quand il faut évoquer les articles. A quoi peut tenir une telle explication ? Devrait-on poser cette question à monsieur Joseph Le, responsable de la communication de la présidence de la république ?
Les artistes, chanteurs accompagnent avec brio la médiatisation de cette dame. Le nombre de chansons à son nom témoigne de l'immense adhésion de cette dame dans le milieu.

Dame Biya se retrouve en grande pompe sur des terrains sensibles qu'on associe illégitimement à un souci caritatif, et qui malheureusement, alors que ce sont des sujets politiques de grande importance. L'éducation, la santé (les actions contre le sida), la formation des femmes défavorisées socialement, et bien d'autres sont des domaines qui concernent au premier plan notre gouvernement. Il serait tant aujourd'hui de lever l'équivoque et définir pour la plus grande transparence la fonction officielle de notre première dame, ce qui en ferait peut-être un élément illustrateur de la bonne gouvernance prônée dans notre pays.

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 08:51

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 06:29

Bonne et Heureuse année 2009

Chers Ami(e)s
Chaque Nouvelle année est l'occasion de faire le point, non seulement sur celle qui vient de s'écouler, mais de jeter les bases de la future.
2008 a été une année pour chacun d'entre nous pleine de promesses, de moments de doute, parfois d'espoir, mais j'imagine qu'elle vous a aussi permis de consolider vos convictions pour un avenir meilleur tant pour nous que pour l'ensemble de nos compatriotes.
Une pensée pour ceux qui ont quitté cette vie, que le Seigneur dieu tout puissant, puisse les accueillir avec amour et bienveillance dans son Royaume avec les anges et tous les saints du ciel.
Sur le plan mondial, l'arrivée au pouvoir d'un noir, à la tête des USA suscite beaucoup d'espoirs, c'est un changement, tout un symbole, pour un peuple qui a connu l'esclavage, l'exclusion, le bannissement, les lynchages et toutes les autres infamies que nous n'allons pas j'oublier. c'est aussi un espoir pour l'Afrique dont il est originaire.
2008 a été aussi l'année du retour violent pour bon nombre de pays africains, le retour à des constitutions qui consacrent le séjour éternel de certains dirigeants au pouvoir, l'appauvrissement accru des populations, des coups d'états, bref, l'espoir n'est pas venu de ce continent. même si on peut dire que d'autres endroits du monde ont aussi incarné la barbarie humaine et le désespoir, notamment le proche Orient.

Nous allons conclure en nous penchant sur vos destins individuels, nous savons que pour la plupart d'entre nous, les choses ne sont pas faciles. difficulté à trouver un emploi stable, difficultés à mener à bien des études, maladies de tout genre pour les proches et pour soi-même, de nombreux décès dans les familles, les difficultés financières de toutes sorte, un avenir qui s'assombrit chaque jour et qui ne laisse guère place à l'espoir.
Tout ceci, nous en avons conscience, mais nous voudrions vous dire, de garder espoir en l'avenir, de savoir que ce n'est qu'ensemble que nous réussirons, et ce n'est que par la lutte collective, ce combat qui commence aujourd'hui contre les forces de l'inertie, les vecteurs de la destruction, que nous imposerons le mouvement et la composante constructive du vecteur de l'avenir.
Restons unis, n'ayons pas peur, croyons en nous mêmes, et aux forces qui nous transcendent, n'ayons pas peur de croire en Dieu, d'avoir foi en l'avenir, mais construisons des cercles vertueux du changement, fixons nous des objectifs, et donnons nous les moyens de mettre en oeuvre des actions pour y arriver.
nous terminerons par cette phrase du pape Jean Paul II, lors des journées mondiales des jeunes à Paris, il lançait à la jeunesse rassemblée "n'ayez pas peur, craignez et espérer, mais craignez de ne pas espérer"

Pierre Armand BIKELE
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# Posté le jeudi 22 janvier 2009 04:33

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 09:27