message du nouvel an!

Cher(e) Compatriote,
Cher(e) Ami(e),

L'année 2008 vient de s'achever sur fond de crise, non sans doute pour dire que les précédentes années furent meilleures, le Cameroun notre pays, s'enlise dans une crise politique et sociale.
Cette crise n'est pour autant pas une fatalité. Nous ne pouvons pas nous exonérer des responsabilités qui sont historiquement et préventivement les nôtres.
Le devoir de réflexion et d'échanges s'impose à nous tous. Alternative Cameroun en appelle à cette dynamique.
Pour l'année 2009, tous nos voeux les meilleurs, il est vrai qu'il y a beaucoup de soucis à se faire dans cette période de mutation qui arrive. beaucoup continueront à souffrir dans notre pays et il faudra que leur situation soit prise en compte. gare aux gaspillages, aux dépenses de prestige.
La crise mondiale actuelle vient de donner une bonne leçon au capitalisme sauvage. l'économie de marché embrassée par notre pays subsistera mais devra être revue et corrigée pour vivre dans un monde plus juste où l'on placerait l'homme au centre des préoccupations.
Pour 2009, je souhaite un peu plus d'optimisme dans un monde morose, car tout n'est pas mal dans notre pays il y a même encore beaucoup à explorer surtout si on le compare à d'autres pays de notre échelle.
Que nos dirigeants ouvrent leur coeur- plus d'indifférence, plus de mépris mais de la compréhension et de l'écoute, plus de dialogue nous conduirait vers la prospérité.

Meilleurs voeux à toutes et à tous!
Vive l'alternative au Cameroun!
Vive le Cameroun!

Aimé Richard LEKOA
Président Alternative Cameroun
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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 08:37

Aimé Richard LEKOA, Barack Obama ou la réuissite de l'impossible.

Changement mondial ou leçon américaine!

44 ans après l'abolition de la ségrégation raciale, 20 ans après le premier test de Jesse Jackson, 18 ans après Mandela en Afrique du sud, et prenant à contre pied les thèses de Darwin, Levi- Strauss, voire Hegel ou Heidegger , Barack Obama, ce mulâtre longiligne aux allures de gentleman vient d'être élu 44ème président des USA. Au delà du symbole et de tout sensationnalisme saluons d'abord la réussite de l'homme à la fin de cette campagne historique parce qu'étant la plus longue et la plus chère. Barack Obama sort vainqueur d'une élection dont le résultat il y a un an et demi était improbable prenant à contre pied le duo envisagé par tous les sondeurs et les médias à savoir Hilary Clinton - Guilliani.

Si cette élection dégage une particularité que l'on ne retrouve nulle part ailleurs qu'aux Etats Unis il va sans dire que la tâche avec les autres administrations ne sera peut être pas aisée. on peut noter que les républicains dans ce pays votent démocrates et les démocrates républicains dépassant ainsi les clivages traditionnels.

Mais n'oublions pas l'essentiel, car l'impact de cette élection sera important dans le monde tant Barack Obama a été vu comme l'espoir de toute une race opprimée, espoir de tous les groupes minoritaires privés du droit au chapitre. d'ailleurs dans son allocution juste après son élection il souligne cette légitimité populaire et cette ferveur suscitées par sa candidature. Au delà le nouveau président aura du travail tant les usa sont au bord de la récession et du discrédit sur la scène internationale. il ne s'agit donc pas de l'Amérique de Kennedy ou de celle de Reagan. tel un espoir de dialogue entre les races et les peuples, de paix dans le monde. L'élection de Barack Obama ne restitue-t-elle pas la reconsidération de l'humain dans une société où certaines races dont les noirs sont encore considérés comme des peureux, des incapables voire des sous hommes?
Maintenant que Obama est élu saura-t -il faire face aux choix des enjeux et de la politique globale pour satisfaire chacun des groupes qui se sont inscrits dans un compte qu'il a lui même ouvert. Avec plusieurs politiques internationales adoptées par les États unis sans doute que les rapports avec la Chine, l'Europe, le proche orient, la Russie ou l'Afrique qui place tant d'espoir en lui, seront aussi différents les uns que les autres suivant la logique traditionnelle. les attentes ne devraient à notre avis pas être surannées. les guerres, la pauvreté, l'environnement restent au c½ur des débats politiques contemporains avec acuité. il ne saurait donc que se montrer plus conciliant et plus ouvert comme il l'annonce sans toutefois bercer les alliés traditionnels de quelques illusions que ce soient. les rapports resteront dans la globalité les mêmes. Obama aura -t-il le courage de revoir les fondamentaux du capitalisme tel qu'il est exercé aujourd'hui? sans doute que la route ne sera pas aisée mais ce que l'opinion retient aujourd'hui c'est plus sa victoire que la projection de son bilan quadriennal.
Barack Obama est-il l'incarnation de la religion civique? - religion au sens étymologique du terme en parlant avec les gens y compris ceux dont les opinions divergent? saura-t-il dépasser la ségrégation raciale pour se pencher sur la ségrégation sociale dans un pays où l'écart se fait de plus en plus grand entre les minorités et les puissants groupes économiques.
Quoi qu'il en soit la réussite de l'impossible c'est l'élection du rêve américain à travers Barack Obama à la maison Blanche.

Aimé Richard Lekoa
Doctorant Chercheur en sciences politiques et sociales
Alternative cameroun
alternativecameroun@yahoo.fr
www.altcam.skyblog.com
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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 03:39

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 12:20

TRES TRES IMPORTANT

Chers ami(e)s et chers frères et soeurs,
Nous sommes engagés à faire changer les choses au Cameroun, et cela passe par la réflexion et l'action. Nous vous engageons donc, sur la plateforme d'Alternative Cameroun a réagir sur un certains nombres de thèmes que nous publierons bientôt sur ce blog.

Aimé Richard LEKOA séjournera bientôt au Cameroun où il tiendra une conférence de presse le 16 Décembre, l'endroit étant encore à préciser.

Merci
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 07:42

AIME RICHARD LEKOA: RUBEN UM NYOBE OU LE HERAUT CAMEROUNAIS MASQUE




1958 - 2008 cela fait bien cinquante ans, cinquante ans que les larmes des camerounais n'ont pas séché après l'assassinat sauvage de Ruben Um Nyobé dans la forêt de Boumnyebel. On peut évidemment imaginer toute l'importance que revêt cet homme dans l'histoire politique camerounaise. Est-il important encore de souligner que Mpodol eut une réception très mitigée et que son action fut qualifiée d'abominable dans un contexte marqué par la présence coloniale ? Animé d'un esprit nationaliste très à la mode en son temps Um Nyobé tirait la source de son action de sa volonté de libérer le Cameroun du joug colonialiste.
Aujourd'hui cinquante ont passé, le Cameroun est indépendant mais l'on peut toujours parler d'un enjeu Um Nyobé dans un pays oscillant entre immobilisme socio économique et prépondérance d'un individualisme sur fond d'ethnicisme. Comment cet homme qui s'exprimait sur une autre époque, selon d'autres catégories et en d'autres termes, avec d'autres fins que les nôtres peut il servir à déchiffrer notre présent ?

Le mérite de Um Nyobé à ce jour ne serait-il pas qu'il aura frayé des routes nouvelles pour la compréhension de ce qui peut être appelé le mal camerounais. Um Nyobé peut on l'affirmer de prime abord aujourd'hui appartient à cette catégorie d'hommes tendant vers une certaine intégrité naïve ; un esprit critique et courageux se refusant à toute économie de l'effort et voué à l'éternité.
Il faut admettre que la lecture de Um Nyobé est d'une ultime fécondité pour l'analyse du présent. Des thèmes majeurs nous pourrions retenir la solidarité, la concorde, la collaboration fraternelle dans la poursuite du bien commun des populations camerounaises. Comment oublier l'appel à la prise de conscience nationale face la montée en puissance de tout intégrisme ethnique ou régionaliste ? Nous pourrions évoquer alors ici le pseudo appel de Yaoundé du mois de mars de l'année en cours lancé par un groupuscule de ce que l'on appelle autochtone de la capitale politique à l'endroit de ceux qui seraient venus "d'ailleurs", ou de l'appel à la sessession lancé par les compatriotes de l'autre rive du moungo.
Cinquante après l'assassinat de ce grand leader le Cameroun n'a toujours pas trouvé le chemin d'une démocratie politique. Entre tripatouillages politiques et mascarades électorales sur fond de crises internes on peut constater que le Cameroun n'a pas décollé. Les derniers exemples d'annulation des scrutins dans différentes circonscriptions témoignent du balbutiement politique avec pour conséquence le désamour des camerounais pour la chose publique. A ce niveau le fort taux d'abstention observé lors des dernières élections pourrait illustrer ces propos. Le pays connaît diverses formes de discriminations malgré les discours d'unité nationale et l'instauration d'une fête depuis 1972. En son temps, Um Nyobé s'écriait déjà contre le tribalisme qui selon lui constituait un frein pour le développement du pays.
Si le problème d'éducation du citoyen fut posé en son temps pour former une élite compétente capable de diriger le pays, le problème reste et demeure d'actualité. Face à la crise des valeurs républicaines- détournements de fonds, corruption, gabegie, délinquance économique etc.- il y a plus qu'il y a cinquante ans encore nécessité de transmettre d'autres repères aux camerounais qui se laissent à privilégier la vie de l'immédiateté laissant la sphère privée prendre le dessus sur la sphère publique. Un travail qui devrait être fait non seulement dans les écoles mais aussi par les partis politiques et les médias.
Au-delà de l'éloignement temporel nous pouvons constater que tant sur le plan politique que sur le plan socio économique le Cameroun connaît toujours à ce jour plusieurs problèmes posés en l'époque de Um Nyobé.
Plusieurs thèmes contemporains très en vogue de nos jours auraient été déjà d'essence chez le Mpodol. Si l'autonomie fut le maître mot de son discours de plus en plus aujourd'hui on parle de rupture. Rupture des accords séculaires établis entre le colonisateur et le Cameroun pour accéder à une véritable indépendance afin de développer une identité camerounaise et davantage s'affirmer dans le concert des nations.
En mettant le doigt sur plusieurs sujets considérés comme tabous en son époque Um Nyobé aurait été considéré comme un pur prétentieux animé d'un nationalisme au rabais.
Une autre lecture de Um Nyobé ne nous permet –il pas de valoriser l'importance de la "vita activa" ? Nyobé ne demandait il pas la formation des camerounais pour favoriser leur participation à la vie politique. Si tel est dit que le Cameroun est un pays de droit avec des lois, l'on ne peut manquer de noter l'absence d'une réelle applicabilité des textes, ce qui entraîne une certaine confiscation des libertés. Or, le langage civique, humaniste et républicain, qui insiste sur l'idée de liberté, ne peut subsister sans la vertu et la participation de tous.
Incompris hier, trop radical aux yeux de certains, belliqueux pour d'autres, Um Nyobé ne serait-il pas vu comme un héraut masqué. Cependant pour n'avoir pas réussi à imposer ses idées malgré leur pertinence indéniable le Mpodol ne serait-il pas considéré comme une âme de feu qui n'aurait pas su combattre et vaincre car la politique plus que tout a besoin non seulement d'hommes de talents et de qualités mais aussi et surtout de stratèges. Comme l'indiquait Machiavel d'homme sachant manier entre la ruse et la force, donc sachant jouer à la fois au lion et au renard. Au grand regret cet homme providentiel reste peut être encore ce qui manque cruellement au Cameroun pour enfin donner le remède à la suite du diagnostic et de la thérapie laissés
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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 05:59

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 03:51

Tonye Massoda : Peut -on se développer (à lire)

Bonjour/Bonsoir aux honorables membres de ce "forum de la pensée".
Le développement, tout le monde en parle, surtout dans nos pays si pauvres, désignés comme sous développés. Aussi je me suis permis de réfléchir sur la question.
La démarche adoptée m'a paru intéressante et digne d'être partagé dans ce lieu de discussion ou seul prime le raison des idées. Notons que pour ma part, le developpement de tout pays s'appuie sur les éléments principaux que sont : l'individu, l'éducation, la culture, le modèle de société (la sanction, le récompense,...., en bref la justice sociale).
Pour ce qui est de l'individu, les tenants de la théorie endogène du développement pense que chaque pays doit disposer en son sein d'un ensemble d'attributs qui sont en mesure de bouster sa croissance et lancer ainsi ce pays sur le chemin du développement. L'un de ces attributs les plus déterminants est la qualité des hommes qu'un pays a en son sein. Alors la question qu'on est en droit de se poser est la suivante : les hommes (masculin/feminin) chez nous sont ils inférieur aux hommes vivants dans les pays dit developpés ? La réponse nous semble évidente, les hommes chez nous sont aussi doués que les autres, et sur tous les domaines de la vie. Nous pouvons citer le cas de nos artistes, nos sportifs, nos intellectuels qui ont plus d'une fois fait honneur à notre pays. Il me semble que sur ce plan, nous disposons des ressources humaines qualifiés pour nous permettre de nous developpés.
A présent parlons de la culture, dans ce mot, on retrouve le mot culte, qui désigne ceux en quoi nous croyons de manière presque aveugle, c'est très souvent un héritage qu'un ensemble d'individu partage et pérennise de génération en génération. La colonisation, la modernité et la confiance aveugle au "blanc" qui connaît tout, fait que l'Afrique est l'une des rares zones au monde ou les gens n'ont presque plus de culture propre, ce qui fait d'e nous une singularité. Allez en chine, au japon , en corée, pour ne citer que ces pays, ..vous verez les aspects culturels de ces pays utilisés au coeur de toute politique de developpement. Chez nous, ce sont les "blans" qui pensent pour nous. Ces politiques qui ne tiennent pas compte du contexte local sont toujours vouées à l'echec. Suivez mon regard, tous les plans de reajustements structurels du FMI ( qui en passant n'a jamais réussi à developper un pays, ni à résoudre une crise ) sont des preuves de ces échecs........
Parlons à présent de l'éducation est sans aucun doute la dernière préoccupation de mon pays, on me dira qu'il y de gros investissement dans ce secteur ( qui absorbe près de 22 % du PIB). Mais en fait, quels sont les résultats de ces "gros investissements"? A vrai dire notre système éducatif vit sans véritable but, il y a aucune adéquation entre la plupart des formations et les besoins de l'économie réel. Chez nous, on forme des physiciens dans des domaines aussi complexe que la physique quantique, la physique nucléaire, la biotechnologie,..... Quand on sait la quanlité de l'investissement que requiert ces domaines, on peut penser qu'on se moque de nous même. De plus, les enseignants qui sont le centre du système sont tout simplement négligés, les preuves de ce fait sont nombreuses. Les plus importants sont ailleurs......(armée, magistrat,....). A vrai dire les dirigeants chez nous croit tellement au système qu'ils ont mis sur pieds qu'il préfère envoyé leurs enfants se faire former dans les mêmes domaines dans d'autres pays (sénégal, maroc...). Passant au modèle de société, c'est ici que tout va mal. Comme vous l'avez déja constaté, on a perdu le nord. Chez nous le mérite est devenu comme un mythe grec. Seul les "imbéciles" y croient. Les accès aux concours publiques sont parsemés de réseau en tout genre. Et je vous assure que c'est le chemin de la réussite, on n'a plus honte de dire devant tous ; " j'ai un réseau pour entrer à l'Ecole Normale Supérieur ou au CUSS, Polytech....". Le succès social appartient à ceux qui se feront distingués par leur habilité à voler les fonds publics ou privés. On est arrivé à untel niveau de pourriture que les investisseurs ont peur de la destination Cameroun ( ce pays que je chérie).La sanction n'existe plus, il existe toujours un raccourci pour éviter les obstacles que sont le travail, la persévérance, la patience....Le plus grave est déja là, intérrogés des jeunes camerounais sur leur but dans la vie et les moyens d'y parvenir vous serez étonnés des réponses.un grand économiste (Réné Dumont) à dit un jour que l'afrique noire était mal parti; je ne désespère pas, mais à mon humble avis si rien de concret n'est fait dans les jours avenir notre pays sera très mal parti dans un contexte où on parle de mondialisation et de globalisation des économies, on monde dans lequel seul le "mérite" va primer. Toutefois, ne désespérons pas qui sait....

M. Massoda Tonye Salomon
Ingénieur Statisticien Maître es Sciences en Informatique
Cadre au Ministère de l'Economie et de l'Aménagement du Térritoire
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# Posté le mercredi 20 août 2008 07:42