Bonjour/Bonsoir aux honorables membres de ce "forum de la pensée".
Le développement, tout le monde en parle, surtout dans nos pays si pauvres, désignés comme sous développés. Aussi je me suis permis de réfléchir sur la question.
La démarche adoptée m'a paru intéressante et digne d'être partagé dans ce lieu de discussion ou seul prime le raison des idées. Notons que pour ma part, le developpement de tout pays s'appuie sur les éléments principaux que sont : l'individu, l'éducation, la culture, le modèle de société (la sanction, le récompense,...., en bref la justice sociale).
Pour ce qui est de l'individu, les tenants de la théorie endogène du développement pense que chaque pays doit disposer en son sein d'un ensemble d'attributs qui sont en mesure de bouster sa croissance et lancer ainsi ce pays sur le chemin du développement. L'un de ces attributs les plus déterminants est la qualité des hommes qu'un pays a en son sein. Alors la question qu'on est en droit de se poser est la suivante : les hommes (masculin/feminin) chez nous sont ils inférieur aux hommes vivants dans les pays dit developpés ? La réponse nous semble évidente, les hommes chez nous sont aussi doués que les autres, et sur tous les domaines de la vie. Nous pouvons citer le cas de nos artistes, nos sportifs, nos intellectuels qui ont plus d'une fois fait honneur à notre pays. Il me semble que sur ce plan, nous disposons des ressources humaines qualifiés pour nous permettre de nous developpés.
A présent parlons de la culture, dans ce mot, on retrouve le mot culte, qui désigne ceux en quoi nous croyons de manière presque aveugle, c'est très souvent un héritage qu'un ensemble d'individu partage et pérennise de génération en génération. La colonisation, la modernité et la confiance aveugle au "blanc" qui connaît tout, fait que l'Afrique est l'une des rares zones au monde ou les gens n'ont presque plus de culture propre, ce qui fait d'e nous une singularité. Allez en chine, au japon , en corée, pour ne citer que ces pays, ..vous verez les aspects culturels de ces pays utilisés au coeur de toute politique de developpement. Chez nous, ce sont les "blans" qui pensent pour nous. Ces politiques qui ne tiennent pas compte du contexte local sont toujours vouées à l'echec. Suivez mon regard, tous les plans de reajustements structurels du FMI ( qui en passant n'a jamais réussi à developper un pays, ni à résoudre une crise ) sont des preuves de ces échecs........
Parlons à présent de l'éducation est sans aucun doute la dernière préoccupation de mon pays, on me dira qu'il y de gros investissement dans ce secteur ( qui absorbe près de 22 % du PIB). Mais en fait, quels sont les résultats de ces "gros investissements"? A vrai dire notre système éducatif vit sans véritable but, il y a aucune adéquation entre la plupart des formations et les besoins de l'économie réel. Chez nous, on forme des physiciens dans des domaines aussi complexe que la physique quantique, la physique nucléaire, la biotechnologie,..... Quand on sait la quanlité de l'investissement que requiert ces domaines, on peut penser qu'on se moque de nous même. De plus, les enseignants qui sont le centre du système sont tout simplement négligés, les preuves de ce fait sont nombreuses. Les plus importants sont ailleurs......(armée, magistrat,....). A vrai dire les dirigeants chez nous croit tellement au système qu'ils ont mis sur pieds qu'il préfère envoyé leurs enfants se faire former dans les mêmes domaines dans d'autres pays (sénégal, maroc...). Passant au modèle de société, c'est ici que tout va mal. Comme vous l'avez déja constaté, on a perdu le nord. Chez nous le mérite est devenu comme un mythe grec. Seul les "imbéciles" y croient. Les accès aux concours publiques sont parsemés de réseau en tout genre. Et je vous assure que c'est le chemin de la réussite, on n'a plus honte de dire devant tous ; " j'ai un réseau pour entrer à l'Ecole Normale Supérieur ou au CUSS, Polytech....". Le succès social appartient à ceux qui se feront distingués par leur habilité à voler les fonds publics ou privés. On est arrivé à untel niveau de pourriture que les investisseurs ont peur de la destination Cameroun ( ce pays que je chérie).La sanction n'existe plus, il existe toujours un raccourci pour éviter les obstacles que sont le travail, la persévérance, la patience....Le plus grave est déja là, intérrogés des jeunes camerounais sur leur but dans la vie et les moyens d'y parvenir vous serez étonnés des réponses.un grand économiste (Réné Dumont) à dit un jour que l'afrique noire était mal parti; je ne désespère pas, mais à mon humble avis si rien de concret n'est fait dans les jours avenir notre pays sera très mal parti dans un contexte où on parle de mondialisation et de globalisation des économies, on monde dans lequel seul le "mérite" va primer. Toutefois, ne désespérons pas qui sait....
M. Massoda Tonye Salomon
Ingénieur Statisticien Maître es Sciences en Informatique
Cadre au Ministère de l'Economie et de l'Aménagement du Térritoire